Guignol naît en 1808 à Lyon
de son créateur Laurent Mourguet,
canut aux deux pieds plantés dans la misère.
Interdit, censuré, défiguré.
Plus de deux cents ans après,
il résiste encore,
digne de Gavroche
Charlot
le bâton en bandoulière, le verbe vif.
Guignol joue le répertoire de Laurent Mourguet
Le déménagement
et s’invente d’autres pièces
La Bistanclaque
Le voyage surprise et autres
dans le même esprit et les mêmes situations.
Dans les quartiers nord de Marseille, les enfants
jettent des pierres sur les gendarmes de bois,
créanciers, juges, propriétaires, huissiers.
Chômage aux fesses, jamais pris,
toujours enfin Guignol s’échappe de Brest
à Charleville-Mézières, de Namur à Djakarta,
de Mirepoix à Alger, de Marionnettissimo-Toulouse
à Londres, Neuchâtel, Lièges,
dans la rue, au théâtre, des places aux jardins
et partout Guignol c’est NON !
Ou alors il n’est rien qu’un sous pantin sans âme.
Guignol, c’est pour jouer ensemble avec le public,
des idées au bâton.
C’est la parole libre des deux côtés du Castelet,
comme Punch et Punchinella, leurs cousins de bois,
le verbe et le bâton aux bouts des doigts.
Entrez ! Entrez !
Ca va commencer et ne plus jamais s’arrêter !
Guignol est vivant ! Il et éternel !
Entrez ! Entrez ! La farce de la vie commence !

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